Un jour, on m’a dit que je n’étais pas normale… à quoi j’ai répondu, en quoi ???
L’argumentaire fut toujours très mince car en fin de compte, ma dite « non normalité » est basée sur le fait que je
refuse de rentrer tête baissée dans le jeu des gens, de suivre leurs bêtises. Oui, je réfléchis toujours aux conséquences de mes actes, je pense automatiquement aux retombées que cela aura sur
moi, certes, mais aussi sur les autres !
Cela fait-il de moi, quelqu’un de bizarre ? Apparemment, au regard de ce que certaines personnes disent, oui
!
Seulement, dites-moi, si je suis si bizarre, pourquoi ces mêmes personnes se rapprochent de moi et me demandent conseil lorsqu’ils sont dans la panade ?
D’après eux, ce qui est étrange et anormal chez moi, ce serait ma sensibilité (Ouaich, je pleure devant la Petite maison dans la prairie et alors ?!?!), mon bon cœur (Ouaich, là aussi je suis un peu Caroline Ingalls…), ma droiture et ma fierté des choses bien faites (Charles ?), mon côté chipie (Oui et bien là, c’est Laura) et le peps, la joie de vivre, mes p’tits coups de folie, un peu clown (C’est carrément Isaiah Edwards !)…. Bon ok, je suis un peu « pas comme tout le monde », mais de là à me le reprocher, je trouve que c’est un peu fort de café ! Bientôt, on va nous dire qu’être quelqu’un de bien, c’est mal !
Les gens ont en règle générale, beaucoup de mal à regarder en face leurs travers. Certains les voient mais se disent juste qu’ils sont comme ca, que l’on doit les accepter comme ils sont et c’est tout, quitte à ce qu’ils se retrouvent tout seul, par simple égo. Ils sont, de toute leur splendeur, ils sont ! Ouais et bien franchement, c’est pas beau à voir…
Etre quelqu’un de bien se traduit pour ces personnes là par être quelqu’un de naïf, qui se fait avoir par les
autres, qui souffrira de sa bonté …. qui ne sera jamais heureux ? Ah, parcequ’être égoïste, colérique, violent et agressif dans ses paroles, fermé sur la beauté du monde et sur les idées des
autres, ancré sur son nombril, vindicatif, et teigneux, c’est être heureux ??? Dites-moi, vous qui êtes comme ca, vous êtes heureux ? Tiens, ca me fait penser à Baygon (parmi tant d’autres…),
il est évident qu’elle a de gros problèmes de comportement pour cracher son poison sur tout ce qui bouge et que d’aucune façon, elle n’a une once de bonheur en elle.
Alors dites-moi, à quoi ca sert de haïr les gens, de les insulter, de dire, ils ne sont pas comme moi, ils ne
suivent pas ma logique, donc je les flagelle ! A quoi ca sert ? Chacun est comme il est et à partir du moment où l’on ne fait de mal à personne, je ne vois pas où est le
problème.
Je ne me vois pas comme quelqu’un de naïf. Lorsque j’aide quelqu’un, lorsque je suis sympa avec quelqu’un, je
n’attends rien en retour. Je ne me dis pas, ah bah j’espère bien qu’il ou elle me le rendra ! C’est un minimum ! Heu non, je ne me dis pas ca. Je me dis uniquement, cela lui fait plaisir, tant
mieux ! Il ya des gens qui ne méritent pas nos sourires, c’est vrai, mais il y a aussi des personnes qui se prennent des claques et qui ne les méritent pas plus ! Laquelle de ces deux notions
est la plus cohérente, et la moins destructrice ? Laquelle des deux, est la plus paisible et douce ?
Perso, je n’aime pas les conflits, je déteste les haussements de ton pour un oui, pour un non, ils ne servent qu’à
apporter un peu plus de violence dans un monde qui n’en a franchement pas besoin. Alors lorsque l’on me dit que je devrais peser mes mots, que je ne me rends pas compte de la portée de ceux-ci
et que je suis limite « méchante », je tombe un peu des nues et me dis « Houston, nous avons un problème … », c’est le monde à l’envers, j’ai atterri sur la Lune ?
Est-ce si mal d’aspirer à la paix, à la tendresse et à l’amour, d’être un peu fleur bleue et préférer un monde
utopique aux horreurs que l’on peut voir à travers le monde (sans pour autant planer à mille mètres et ne pas se rendre compte, ne pas s’informer de ce qu’il se passe autour de nous bien sûr !)
? Est-ce si mal d’aider au mieux les gens qui nous entourent ? Si cela nous fait plaisir de le faire et que cela ne nous porte pas préjudice, je ne vois pas, là non plus, où est le
problème….
Il y a des gens qui ne savent pas voir autour d’eux et qui se fixent sur leurs idées sachant pertinemment que ce
qu’ils font n’arrangeront rien, bien au contraire, mais qui ne peuvent pas s’empêcher de le faire malgré tout. Oh, je ne dis pas, il m’arrive de m’emporter aussi, de faire des erreurs mais
jamais au point de claquer une porte avec violence et agressivité au nez de quelqu’un qui n’a rien fait de mal.
Il n’y a rien de pire à mon sens que ce type de rejet complet qui relève plus d’un sentiment de supériorité extrême
que d’une simple erreur de jugement ou d’appréciation de l’instant.
Au regard des gens que je rencontre et qui m’entourent pour certains d’entre eux et pour répondre à la question que
je me pose en titre de ce post, je dirais que ma normalité se situe là où s’arrête celle des gens qui refusent de regarder plus loin.
Il y a un film qui le traduit très bien et qui est mon film de référence. Il s’agit de Forrest Gump. Forrest Gump et la douceur d’une plume qui, portée par le vent, virevolte lentement, paisiblement, pour finalement atterrir tel un cadeau de la vie aux pieds d’un homme que tout le monde voit comme « anormal ».
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