La "blase-attitude" du dit Parisien
J’ ai grandi dans un petit village qui porte le nom de Velesmes-Essarts (25-Doubs) pour finalement commencer ma vie d’adulte dans la ville qui m’avait vue naître, à savoir Besançon, ville verte dont le cœur bat au rythme de son doubs et de ses fortifications, au rythme de son soleil et de son sourire ambiant qui réchauffent les âmes les plus meurtries….
Ah Besançon … rien que le nom et mon cœur s’en sent déjà plus léger…..
Je suis bien loin de chez moi. Cela fait maintenant près de 10 ans que je suis exilée en région parisienne, 10 longues années que j’ai de plus en plus de mal à porter, il faut bien l’avouer.
Ici, rien n’est comme ailleurs, ni les lieux, ni les gens, ni même la manière de vivre et de se comporter. Ici, le provincial qui garde en lui et en son cœur, les valeurs de sa région d’origine est vu comme quelqu’un d’étrange et de non cohérent.
A Paris et en Ile de France, le stress, la lassitude, l’égoïsme, la « non-humanité », le « je m’en foutisme » général, et bien sûr l’impolitesse, sont de mise. Si tu n’as pas cela en toi, tu n’es pas normal ! (cf. En quoi ne suis-je pas normale ?)
La réputation du parisien hautain, dédaigneux, sûr de lui en toute circonstance et en toute occasion même quand il a tort et qu’il le sait, supérieur, juge de tout et de rien, de ce qu’il ne connait pas, « fouteur de merde » et nerveux, agressif, là aussi, pour tout, pour rien, n’est absolument pas une légende ou bien des « on-dit » pour amuser la galerie, c’est bel et bien la vérité.
Honnêtement, plus ca va et moins, cela est supportable.
Les gens ne sont pas heureux et le montrent chaque jour car il est de règle de ne surtout pas sourire, d’oublier toute courtoisie et de se montrer comme le plus beau, le plus intelligent, le plus important et donc, excusez-moi du terme mais, comme le plus Con du monde !
Lorsque je dis que je ne comprends pas cette attitude et que chez moi, en Franche-Comté, les gens ne sont pas comme ca, qu’ils ne sont pas ancrés sur leur nombril, qu’ils s’intéressent à ce qu’il y a autour d’eux et qu’ils savent apprécier les bonheurs simples qu’ils leur rendent la vie un peu moins difficile et bien…. Comment dire…. On me regarde avec les yeux grands ouverts comme si je disais que Dieu m’était apparu !!!!
Lorsque je dis que le travail ou l’argent ne fait pas tout et qu’un jour, je retournerai là-bas, les réactions sont toutes aussi assassines …. On me regarde avec les yeux grands ouverts comme si je disais que j’ai vu un nounours chocolat guimauve s’envoler doucement pour se poser sur mon épaule …. (Faut que je fasse gaffe, il serait bien capable de me le piquer le nounours !)
Ah bah oui parce que le parisien ne s’accorde pas la moindre fantaisie non plus, ni même espoir de jours meilleurs, ni même seulement le rêve d’un peu de joie pouvant se lire sur son visage, il survit juste dans le béton et la pollution qui, admettons-le, lui font perdre quotidiennement neurone après neurone et le rendent ainsi amorphe en permanence.
Je ne vous parlerai pas de la vision globale qu’il a de la vie, ca se passe de tout commentaire car c’est tout juste si comme Provençal le Gaulois….heu je veux dire, Perceval le Gallois, il ne répond pas « Non mais je l’connais pas ce mot là… »
Ah le parisien, il est, il est, de toute sa splendeur, mais a-t-il seulement à l’esprit la véritable notion de l’existence ? Là est toute la question, car d’après ce que je vois chaque jour, ca n’a pas l’air d’être le cas ou alors il le planque bien !