Et si on se donnait rendez-vous
Vous souvenez-vous de l'année de vos 15 ans ? Vous souvenez-vous des bandes de copains de l'époque et de tout ce qui s'y rattachait : les premières sorties, les premiers amours, les premiers bides aussi ?
Moi, je m'en souviens comme si c'était hier. Je m'en souviens et je revois chaque visage, chaque situation qui nous faisait rire mais aussi pleurer comme des bébés, comme si, à chaque déception, le monde s'écroulait sous nos pieds.
Ah, les joies de l'adolescence, tout un programme, tout un poême et que de chansons qui nous la rappelle.
En 1989, Patrick Bruel ( Ne rêvez pas, je ne vous crierai pas ce fameux "cri de guerre" que les médinettes s'égosillaient à lui lancer à chaque apparition! ) chantait "Place des Grands Hommes" et je vous l'avoue bien volontié, j'aimais beaucoup ce titre, suffisemment en tout cas, pour le repasser en boucle sur mon "radio-cassette" (et oui, à l'époque, le lecteur dvd, ca n'existait pas!).
C'est vrai, j'aimais beaucoup ce chanteur, acteur ? Léger pour certains mais frais, "Jeun's", et particulièrement, hum, sexy ? Oh oh oh, bah oui, pas particulièrement beau mais très séduisant, charmant.
Enfin bref, pour en revenir à sa chanson, lorsque de nombreuses années ont passées et que l'adolescence est "fort fort lointaine", c'est avec une certaine nostalgie et mélancolie que l'on se replonge, en l'écoutant, dans tous ces souvenirs d'enfance. On revoit les visages, les sourires, les lieux et c'est une explosion d'émotions qui ressort sans qu'on ne le veuille vraiment.
C'est incroyable comme tout ce que l'on avait bien enfoui au plus profond de soit, peut, sous l'effet d'un texte, d'une mélodie, revenir et nous submerger de sentiments divers et variés.
En ce qui me concerne, ce n'est pas 10 ans qui se sont écoulés, mais 20, et pourtant, il m'arrive encore très souvent de repenser à chacun de mes amis de l'époque, qui j'en suis certaine, sont toujours restés les mêmes....
Et si on se donnait rendez-vous ?